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Rémy Cazals
PRÉSENTATION DU COLLOQUE
Je tiens d'abord à souhaiter la bienvenue aux auteurs de communications et à tous les participants, arrivés parfois de fort loin. Bienvenue à ce deuxième colloque international organisé à Carcassonne par l'association "Les Audois", formée par la réunion de trois associations culturelles actives dans le département : la FAOL (Fédération audoise des oeuvres laïques), la SESA (Société d'études scientifiques de l'Aude) et les Amis des Archives. C'est Sylvie Caucanas, qui dirige les Archives départementales de l'Aude, qui va nous donner la première communication de la journée, produit d'une enquête originale effectuée sur tout le territoire national.
Notre colloque est organisé en contact étroit et avec le sérieux soutien scientifique et financier de l'Université de Toulouse-Le Mirail, en particulier de l'équipe de recherche MIREHC, animée par Pierre Laborie, et de la chaire Jean Monnet d'histoire européenne, dont le titulaire, Rémy Pech, nous parlera de l'idée d'Europe en 1914-1918. Comme le premier colloque, tenu en 1994, celui-ci se déroule au "Campus" de la FAOL, dont le responsable, Jean-Michel Martinat, a mis au point l'organisation technique. A tous vont nos remerciements, ainsi qu'au personnel des Archives départementales et de la FAOL, très pris par les diverses tâches de l'organisation d'un colloque qui est quelque chose de fort complexe.
En ce qui concerne le soutien financier, il faut insister sur celui du Conseil général de l'Aude qui ne nous a jamais manqué ; celui de la Ville de Carcassonne pour la représentation de la pièce Caporal tonnelier ; du Ministère de la Culture, Direction des Archives de France et DRAC Languedoc-Roussillon ; du Ministère des Anciens combattants, Délégation à la mémoire et à l'information historique ; du Ministère des Affaires étrangères, Direction de la coopération culturelle et linguistique, qui a tenu à souligner le caractère international de notre réunion.
Nous avons également reçu l'encouragement des historiens de premier plan que sont Maurice Agulhon, Jean-Jacques Becker, Madeleine Rebérioux et Rolande Trempé, ainsi que de François Maspero, le premier éditeur de Barthas, en collaboration avec la FAOL. Puisque Louis Barthas va se trouver en quelque sorte au centre de notre colloque, qu'on me permette d'évoquer aussi deux personnalités à qui j'avais souhaité envoyer un mot. Leur maladie puis leur décès m'en ont empêché. Il s'agit de l'historien anglais Richard Cobb qui, dans un de ses livres, écrivait : "I have drawn heavily on the diary of Barthas for the First World War"1. Et du président François Mitterrand qui, lors d'un passage à Carcassonne, s'est exclamé : "Ah, les Carnets de Louis Barthas ! Ce livre a une haute valeur historique, et, aussi, c'est une véritable oeuvre littéraire"2.
Les intentions des "Audois" sont d'organiser un colloque international à Carcassonne une fois tous les deux ans et de publier les Actes dès l'année suivante. C'est ainsi qu'en 1994 s'est tenu un colloque autour de l'histoire et de l'oeuvre de trois poètes audois de la fin de l'Ancien Régime et de l'époque révolutionnaire. 1995 a vu la publication des Actes sous le titre Venance Dougados et son temps. André Chénier. Fabre d'Eglantine, avec les conclusions de Michel Vovelle. En 1996, voici le colloque Traces de 14-18, dont les Actes seront publiés en 1997. Et nous avons lancé le projet de 1998 : Armand Barbès et les hommes de 1848. Il serait prématuré de parler ici de l'an 2000, mais une idée fait son chemin.
Pour rester dans la rubrique des dates, je dois en signaler encore deux qui ont une grande importance pour le colloque actuel. Il s'agit d'abord de 1978, avec l'édition des Carnets de guerre de Louis Barthas tonnelier, dont le succès a entraîné la création par la FAOL de la collection "La Mémoire de 14-18 en Languedoc", que j'évoquerai plus longuement dans ma propre communication, "Editer les carnets de combattants". L'autre date à noter, 1990, est celle de la publication du dictionnaire biographique Les Audois, par la FAOL, la SESA et les Amis des Archives. Cette opération a laissé quelques bénéfices, utilisés dans l'organisation des colloques. Surtout, elle a donné naissance à l'union des trois associations culturelles audoises, une structure qui continue à démontrer son efficacité.
Consultons ce dictionnaire. Il contient soixante notices biographiques d'Audois ayant joué un rôle dans la période 1914-1918. Ce sont d'abord les trois personnages importants que notre colloque va mettre en valeur : le tonnelier Louis Barthas, présenté ici par Pierre Barral qui le connaît de longue date et l'a cité précédemment lors d'un colloque tenu à Verdun3 ; l'écrivain Joë Bousquet, "le poète blessé" ; le dessinateur Pierre Dantoine, dont les oeuvres sont exposées au Centre national et Musée Jean Jaurès, à Castres, en liaison avec notre colloque de Carcassonne. Autour du caporal Barthas, gravitent quelques Audois : le capitaine-adjudant-major Cros-Mayrevieille, qui devait créer, après la guerre le Groupe audois d'études folkloriques ; le docteur Ferroul, maire socialiste de Narbonne ; le général Gadel, commandant la brigade qui prit Vermelles en décembre 1914 et dans laquelle se trouvait l'escouade de Barthas ; Léon Hudelle, rédacteur en chef du journal toulousain Le Midi socialiste4. A côté de Joë Bousquet, il faut citer d'autres écrivains audois : François-Paul Alibert, correspondant de Gide ; le chartiste et poète François Baron ; Joseph Delteil, dont le livre Les Poilus prend souvent la forme d'un délire épique, mais contient aussi de fines observations, notamment sur l'atmosphère de l'été 1914 dans son village de Pieusse ; le dramaturge Paul Raynal (Tombeau sous l'arc de triomphe...). Mentionnons encore deux généraux de grande importance (Laperrine et Sarrail) et Albert Sarraut, le ministre de l'Instruction publique qui généralisa à la France entière l'enquête auprès des instituteurs d'abord lancée dans l'académie de Grenoble. Jean-Jacques Becker a attiré l'attention sur l'intérêt des notes des instituteurs concernant l'accueil de la mobilisation, et il les a analysées avec finesse dans son livre 1914 : comment les Français sont entrés en guerre (Paris, 1977). Ses conclusions sont parfaitement confirmées par l'étude de la même source dans l'Aude5.
Il y a donc une dimension audoise dans ce colloque, mais aussi des aspects régionaux (avec les Cévennes de Patrick Cabanel), nationaux (intervention de Jean-Claude Sangoï sur l'évolution démographique française) et internationaux. Ceux-ci tiennent à l'origine de certains auteurs, Angleterre, Etats-Unis, Irlande, République tchèque. Nous n'avons pas eu de chance avec les universitaires allemands. Successivement pressentis, Gerd Krumeich, Reinhardt Koselleck, Heinz-Gerhardt Haupt et Rainer Riemenschneider ont dû se désister, pris par d'autres tâches. L'absence du dernier est particulièrement regrettable car une communication comparative franco-allemande (avec Pierre Guibbert) était prévue sur le thème des manuels scolaires, et nous n'en aurons que la partie française. Dimension internationale aussi dans les sujets traités par des Français (l'Italie par Eric Vial, l'URSS par Natacha Laurent), tandis que les interventions de Leonard Smith, John Horne et Nicolas Brejon de Lavergnée concernent, chacune, des situations, des représentations, des oeuvres de plusieurs pays.
Je rappellerai encore les contacts anciens de la collection "La Mémoire de 14-18 en Languedoc" avec l'Italie, l'Allemagne, la Suisse, les Iles britanniques... La pièce Caporal tonnelier, qui est une adaptation des Carnets de Barthas, a été jouée en Allemagne avant Carcassonne. Sur la scène du théâtre municipal du chef-lieu audois, les participants au colloque ont pu voir l'acteur, qui joue le rôle de Barthas, fabriquer un tonneau. Après la représentation, j'ai demandé à Philippe Orgebin si l'atelier où il a appris cette technique s'est servi de la pièce de théâtre pour la promotion de ses produits. Orgebin m'a répondu : "Au début, ils se moquaient de moi, ils ne croyaient pas du tout à ce que je voulais faire, et puis, maintenant, ils en sont très fiers. Ils vendent des tonneaux en Californie, et leur agent, là-bas, a affiché partout Caporal tonnelier. C'est un argument de vente, qui se comprend facilement quand on sait que, pour vendre des produits matériels, on se sert souvent d'arguments culturels." Par ailleurs, la BBC et une chaîne de télévision de Los Angeles utilisent largement les Carnets du tonnelier de Peyriac-Minervois dans une série d'émissions sous le titre The Great War and the Shaping of the 20th Century6.
Et voici un autre Français languedocien et international, Jean Norton Cru, né en Ardèche en 1879, la même année que Louis Barthas et Albert Vidal (ce dernier également auteur d'un témoignage plus bref sur sa guerre7). La mère de Jean Norton Cru était anglaise. Il a lui-même enseigné aux Etats-Unis. Son grand livre, Témoins, a été traduit en allemand, puis brûlé par les nazis. Il a été réédité récemment aux Presses Universitaires de Nancy dans la collection créée par Gérard Canini et dirigée par Jean-Charles Jauffret. Plusieurs d'entre nous se sont intéressés à l'oeuvre de Jean Norton Cru ; c'est Jules Maurin qui en a parlé à Carcassonne8. Mon ami Len Smith ne m'a pas interdit d'annoncer qu'il sera question de Jean Norton Cru dans son prochain livre.
Le titre même du colloque, "Traces de 14-18", montre la souplesse de la formule. Ce n'est pas "Les traces", titre qui impliquerait une recherche d'exhaustivité. Celle-ci n'est pas dans nos préoccupations. Plusieurs thèmes ont été envisagés, dont nous savons qu'ils sont des traces importantes laissées par la Grande Guerre. Ainsi en est-il des monuments aux morts. Mais nous pouvons déjà disposer sur cette question des importants travaux d'Antoine Prost, Annette Becker, Ken Inglis, relayés par quantité d'études locales9. Ici, au colloque de Carcassonne, sur le thème de la mort, nous aurons l'approche originale de Jean-Charles Jauffret à propos du transfert des corps des soldats tués. De même, pour une question majeure comme celle de la place des femmes dans la société, nous renverrons aux travaux de Françoise Thébaud10. Nous ferons une place à des écrivains, André Chamson (évoqué par Patrick Cabanel), Roger Martin du Gard (par Claude Sicard), Henri Barbusse et Jules Romains (par Jane Lee)11. Yves Gibeau, Jean Amila, Léon Werth et tant d'autres auraient également pu être présentés. En politique, la campagne de presse qui aboutit au suicide de Roger Salengro est une évidente trace de 14-18. Thomas Ferenczi, directeur adjoint de la rédaction du journal Le Monde, aurait pu nous en parler, mais il vaut mieux lire son livre12, et l'écouter ici sur un autre sujet, celui des fortes marques laissées par la guerre sur le journalisme français. Il aurait été possible d'étudier et de montrer l'artisanat des tranchées, dont les traces se retrouvent dans de nombreuses familles. Mais la FAOL avait déjà fait une exposition sur ce thème en 1985...
Il reste suffisamment de quoi nous occuper. Les communications témoignent de la variété des approches d'historiens de la culture, de la politique, de la démographie, de la société, de spécialistes de la littérature, de journalistes, sans oublier un artiste, un économiste, une archiviste. L'intention des organisateurs et des communicants est d'apporter une contribution parmi beaucoup d'autres, à côté de celles de l'Historial de la Grande Guerre à Péronne, des colloques récemment organisés à Trieste et à Dublin (celui-ci par John Horne qui nous a largement fait bénéficier de ses réflexions pour l'organisation des journées de Carcassonne, et nous apporte une communication parfaitement internationale sur les traces laissées par l'invasion de 1914 dans la mémoire)13.
Ce dernier mot, "mémoire", est celui qui revient sans cesse dans notre colloque, d'une demi-journée à l'autre. On comprend que sa définition sera reprise et affinée : mémoire, mémoires, reconstructions, évolutions, conflits..., par les différents intervenants. Il reviendra au spécialiste qu'est Pierre Laborie14 de parler le dernier avec une intervention sur la mémoire de 14-18 et ses enjeux sous Vichy.
Les communications sont organisées en quatre demi-journées, sur les thèmes suivants : 1 - Témoignages ; 2 - Presse, littérature, cinéma (la communication de Michel Cadé sur le cinéma français et la guerre de 14-18 a été faite en guise d'introduction au film de Jacques Rouffio, L'Horizon, présenté en soirée ; elle prend sa place ici dans les Actes) ; 3 - Blessures (des hommes, des nations, du paysage même comme le montrent le texte et les photos de J.S. Cartier) ; 4 - Prolongements. Sans doute, n'y a-t-il pas de coupure véritable entre les quatre grands thèmes, et nous avons pu hésiter dans notre classement. L'écrivain Martin du Gard entre dans la rubrique "littérature", mais les "stigmates" de la guerre sur son oeuvre ne sont-ils pas des blessures ? Le "témoignage" de Barthas lui-même ne dévoile-t-il pas un traumatisme ? Quant à Joë Bousquet, il est à la fois le "poète" et le "blessé". Nous avions évidemment programmé une communication sur Joë Bousquet, par Daniel Fabre, mais celui-ci n'est pas venu la faire (le poète, lui, n'aura pas été complètement absent, puisque les participants au colloque se sont rendus dans sa maison et ont pu voir sa chambre reconstituée).
Lecteur fidèle et complice de Jaroslav Hasek, je tenais absolument à ce qu'on parle du Brave Soldat Chvéïk dans ce colloque. Un de ses compatriotes devait s'en charger. Empêché au dernier moment de venir à Carcassonne, Patrick Ourednik a eu la courtoisie de nous avertir à temps et de nous envoyer son texte. Cela m'a donné la chance, à partir de celui-ci, de présenter moi-même ce personnage littéraire, trace de 14-18 qu'il n'était pas question de ne pas suivre. "Incontournable" Chvéïk !
Enfin, lorsque je signalais et datais, ci-dessus, quelques faits importants à l'origine (lointaine peut-être, mais certaine) de ce colloque, j'aurais dû rappeler aussi la parution, en 1969, de La Grande Guerre, remarquable mise au point par Marc Ferro, toujours rééditée15. C'est à Marc Ferro que nous avons demandé de tirer les conclusions du colloque, et il nous a fait le grand honneur d'accepter notre invitation.
1 R. Cobb, French and Germans, Germans and French. A Personal Interpretation of France under Two Occupations 1914-18, 1940-44, University Press of New England, 1983.
2 Témoignage d'Annie Barthas, épouse du petit-fils du tonnelier.
3 P. Barral, "Mémoire paysanne de la Grande Guerre", dans Mémoire de la Grande Guerre - Témoins et témoignages, sous la direction de Gérard Canini, Presses Universitaires de Nancy, 1989, p. 131-139.
4 Une étudiante de maîtrise de l'Université de Toulouse-Le Mirail, Marie-Pierre Dubois, étudie les 204 articles écrits par Hudelle dans Le Midi socialiste entre 1914 et 1918.
5 Voir le livre d'Albert Sarraut, L'Instruction publique et la guerre, Paris, Didier, 1916, et La vie des Audois en 14-18, documents des Archives de l'Aude, coll. "La Mémoire de 14-18 en Languedoc", n· 9, 1984.
6 Voir le livre qui accompagne la série : Jay Winter & Blaine Baggett, 1914-18. The Great War and the Shaping of the 20th Century, BBC Books, 1996 (l'intérêt historique représenté par l'oeuvre de Louis Barthas est développé p. 233-239, avec portrait et reproduction d'une page des cahiers originaux).
7 Voir Albert Vidal et Rémy Cazals, Le jeune homme qui voulait devenir écrivain, Toulouse, Privat, 1985.
8 Jean Norton Cru, Témoins. Essai d'analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928, Paris, Les Etincelles, 1929, réédition PUN, 1993 ; voir, du même auteur, Du témoignage, Paris, Gallimard, 1930, réédité par J.J. Pauvert en 1967 dans la coll. "Libertés", avec une intéressante biographie de l'auteur par Hélène Vogel, qu'il faut lire puisque Jules Maurin n'a pu nous faire parvenir de texte à insérer dans les Actes. Il sera question de Jean Norton Cru dans les discussions retranscrites.
9 Voir notamment A. Prost, Les Anciens combattants et la société française, Paris, 1977 ; A. Becker, Les monuments aux morts, Paris, 1988 ; K. Inglis, "War Memorials : Ten Questions for Historians", dans Guerres mondiales et conflits contemporains, 1992, n· 167, sur le thème des monuments aux morts.
10 Notamment "La Grande Guerre : le triomphe de la division sexuelle", dans Histoire des Femmes, sous la direction de Georges Duby et Michelle Perrot, Plon, 1991, tome V.
11 Nous n'avons pas reçu le texte de Jane Lee. Barbusse sera assez largement évoqué dans les discussions.
12 Thomas Ferenczi, Ils l'ont tué ! L'affaire Salengro, Paris, Plon, 1995
13 Grande Guerra e Mutamento : una prospettiva comparata, Trieste, septembre 1995, et Mobilizing for total War : Society and state in Europe, 1914-1918, Dublin, juin 1993.
14 Voir notamment son livre L'opinion française sous Vichy, Paris, Seuil, 1990.
15 Marc Ferro, La Grande Guerre 1914-1918, Paris, Gallimard, coll. "Idées", 1969.
TABLE DES MATIERES
Rémy Cazals Présentation du colloque* Traces de 14-18 - Témoignages
Sylvie Caucanas Archives de 14-18 Pierre Barral Les cahiers de Louis Barthas Rémy Cazals Editer les carnets de combattants Leonard V. Smith Mémoire et mythification des mutineries de 1917 Discussion* Traces de 14-18 - Presse, littérature, cinéma
Thomas Ferenczi Les transformations du journalisme Claude Sicard Stigmates de la Grande Guerre sur l'oeuvre de R. Martin du Gard Patrick Cabanel Sur les traces de Roux le Bandit Patrick Ourednik L'encombrant soldat Chvéïk Michel Cadé La Grande Guerre dans le cinéma français : une mise à distance Natacha Laurent Les traces de 14-18 dans le cinéma soviétique : mémoire et oubli Discussion* Traces de 14-18 - Blessures
John Horne L'invasion de 1914 dans la mémoire (France, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne) J.S. Cartier Un artiste à la recherche des traces de la Grande Guerre Jean-Charles Jauffret La question du transfert des corps (1915-1934) Jean-Claude Sangoï La guerre de 1914-1918 et l'évolution démographique française : rupture ou continuité ? Discussion* Traces de 14-18 - Prolongements
Pierre Guibbert Verdun, une vitrine républicaine Rémy Pech L'idée d'Europe dans la presse toulousaine pendant la guerre Nicolas Brejon de Lavergnée Delendane est Germania ? La controverse entre Keynes et Bainville sur les conséquences du traité de Versailles Eric Vial Les émigrés politiques italiens en France dans l'entre-deux-guerres Pierre Laborie La mémoire de 1914-1918 et Vichy Marc Ferro Conclusions du colloque Note sur l'organisation du colloque